Rapports au temps des collaborateurs et des consommateurs : conséquences sur le management et les relations aux produits/marques

Rapports au temps des collaborateurs et des consommateurs : conséquences sur le management et les relations aux produits/marques

Qu’il s’agisse des collaborateurs ou des clients, les entreprises peinent à les fidéliser et à répondre à leurs attentes d’immédiateté et de nouveauté. Quel nouveau rapport au temps entretiennent-ils et comment en est-on arrivés là ? Quelles solutions peut-on envisager pour les engager sur un temps long ?   Trois générations avec trois valeurs On entend souvent que les jeunes générations sont zappeuses, impatientes, infidèles, désireuses de nouveauté et incapables de se projeter et s’investir dans un temps long. Elles seraient dans la tactique et le temps présent, sans pouvoir penser stratégie et effort d’implication sur le long terme. Si ceci est globalement vrai et relativement aux générations précédentes, il importe de rappeler que ces jeunes générations vivent un cycle de vie qui est la jeunesse, que cette étape est dédiée aux expériences, au désir de tout tester dans une quête identitaire pour se trouver. Ce qu’on rappelle moins c’est que cet âge s’inscrit toujours dans un contexte socio-technique particulier qui rend possible une certaine vitesse. A cette aune, on comprend mieux que la génération X soit la génération du 48H chrono de La Redoute et que celle d’aujourd’hui soit celle du 2h click and collect chez Darty. La génération X n’était pas plus bête, simplement elle avait intégré que la limite de l’époque en matière de délais de livraison était de deux jours.   Ces contextes socio-techniques induisent des valeurs pour les trois générations que reprend le tableau suivant : Génération X Génération Y ou Millennials Génération Z Les dates de naissances Entre 1960 et 1980 Entre 1980 et 1995 Après 1995 L’environnement technique et format narratif Courrier papier, téléphone, puis...
Comment l’exploitation de la puissance de vos données permet de développer la valeur de vos clients

Comment l’exploitation de la puissance de vos données permet de développer la valeur de vos clients

Big Data, vous ne savez peut-être pas ce que cela veut dire mais vous en avez forcément entendu parler. D’aucuns disent même qu’au siècle du digital, il est le nouvel or noir ! Pourquoi ? Car, en tant qu’utilisateur lambda d’internet, nous déployons des stratégies de surf en ligne liées à nos goûts, nos habitudes et nos équipements. À chacune de nos visites nous laissons des traces, des informations. Ces données, une fois récoltées, ont de la valeur. Alors comment relever le défi de la Data pour en faire un atout pour votre business ?   Qu’est-ce que la data et le marketing relationnel ?   Pourquoi vouloir exploiter les Datas des internautes qui fréquentent nos sites ? Tout simplement parce qu’une fois analysées, elles permettent un hyper ciblage de vos clients ou prospects. Ainsi vous pouvez adapter vos messages selon leurs goûts, stimuler leurs besoins et leur fournir un service réellement adapté à leurs besoins. Parce que chaque client est unique et que pour leur parler il ne suffit plus seulement de leur pousser le même message. Elles permettent d’établir une relation entre votre marque et vos clients. C’est ce qui permet d’établir un marketing relationnel.   « Le marketing relationnel est l’ensemble des actions marketing qui visent à établir une relation continue, renforcée et enrichie avec le consommateur afin de le fidéliser et d’augmenter éventuellement son équipement ou sa consommation. »    Pourquoi mettre en place un marketing relationnel ?   Comme le consommateur est cross canal, le marketing relationnel s’explore à travers tous les canaux de communication, qu’ils soient online ou offline. Il permet alors d’instaurer de l’harmonie et plus d’efficacité dans...
Mixer les profils pour améliorer votre Return On Innovation (ROI)

Mixer les profils pour améliorer votre Return On Innovation (ROI)

Lors de « 360 Possibles » à Rennes en 2014, Vincent Sincholle présentait son travail de Directeur du Design Lab de Neovia comme l’art de « faire collaborer ensemble des cols blancs et des sweats à capuche ». Cliché ? Pas tant que ça. Dans des contextes d’open innovation, trouver les bons profils et composer les bonnes équipes innovation relève d’un subtil dosage et d’équilibres à faire vivre. Comment créer le bon « mix de profils » au service de la réussite des projets ? Pour nous éclairer, Yves Quéré, enseignant-chercheur à l’Université de Bretagne Occidentale (UBO), et fondateur, notamment, de l’UBO Open Factory, un atelier ouvert d’innovation pluridisciplinaire, nous fait part de son expérience.   Valorial : Vous souhaitiez nous apporter 2 retours d’expériences, dans des contextes différents, pour illustrer l’intérêt de mixer les profils et les disciplines pour améliorer la performance des processus d’innovation.   Yves Quéré : Tout d’abord, je tiens à préciser que je ne suis pas un expert des processus d’innovation, je place donc ces témoignages en tant qu’utilisateur de ces processus, dans des situations atypiques de travail académique.    Un laboratoire commun pour améliorer le processus d’innovation de Thales   Premier exemple intéressant dans un contexte collaboratif : le laboratoire commun avec Thales Optronique que je dirige avec pour l’essentiel, des chercheurs du laboratoire Lab-STICC et des salariés du service Recherche et Innovation et du service Industrie de Thales. Il a été initié par Thales Optronique avec la volonté d’innover dans ses produits. Il a la particularité d’être très large au niveau des disciplines puisqu’il traite de systèmes complets, comme par exemple le numérique, l’électromagnétisme, la mécanique.   Des disciplines éloignées pour une...
Le numérique : source d’innovation en agroalimentaire

Le numérique : source d’innovation en agroalimentaire

Régulièrement cité en exemple comme secteur industriel innovant, l‘agroalimentaire ne cesse de surprendre. Pour qui s’intéresse au sujet, difficile de ne pas découvrir chaque jour un nouveau produit, un nouveau concept. De cette masse vertigineuse d’inventions et d’idées, beaucoup seront délaissées et disparaîtront à cause d’un manque d’investissement, d’un mauvais mix, d’un manque d’amour… Les explications et les bonnes raisons de ces nombreux échecs ne manquent pas.     L’innovation est-elle encore du côté des produits, de leurs formules ou de leur packaging ?   Et la valeur ajoutée après laquelle courent tous les acteurs de la filière est-elle uniquement dans le produit qui concentre encore massivement tous les investissements aujourd’hui ? A l’ère du tout numérique, ne seraient-ce pas plutôt les services qui créent l’innovation, et l’émotion qui déterminent l’attachement à une marque, et donc la création de valeur ?   Exemple classique s’il en est : celui du café. Second produit naturel le plus valorisé au monde : un kg de grains de café non torréfié s’échange un peu plus de 2€ le kg sur les marchés internationaux. Pour un kg de café moulu en grande surface, comptez une dizaine d’€. Pour une capsule Nespresso comptez 70€ le kg et près de 700€ le kg lorsque vous prenez une boisson chez Starbucks !   Certains diront que ce n’est pas le même métier, mais pour le consommateur cela reste en tout et pour tout un café, qui provient de l’un des 60 pays producteurs dans le monde et qui a subi, grosso-modo, le même procédé de transformation standardisé et stabilisé depuis plusieurs siècles.   Mais qu’est ce...
Stimuler l’innovation : les bons outils pour libérer la créativité

Stimuler l’innovation : les bons outils pour libérer la créativité

N’en déplaise aux sœurs Tatin et à leur histoire légendaire, l’innovation accidentelle ou spontanée est assez rarement la règle. Non pas que le hasard ne fasse pas bien les choses, mais il faut souvent lui donner un petit coup de main. Cela commence par créer les conditions permettant aux innovations de voir le jour. Voici quelques outils de créativité qui ont fait leurs preuves de la TPE à la multinationale.     Favoriser l’innovation en libérant les organisations : les outils managériaux   Pour les théoriciens de l’entreprise libérée, les lourdeurs organisationnelles et hiérarchiques inhérentes aux organisations traditionnelles freinent l’innovation. Les idées les plus innovantes ne naissent pas dans les salles de réunion des comex, mais plutôt au contact du terrain : c’est le rôle du management que de mettre en place les conditions de leur émergence.   L’exemple de la biscuiterie Poult fait toujours figure de référence. En mettant en œuvre une organisation libérée de l’entreprise, c’est-à-dire en cassant les niveaux hiérarchiques, en favorisant l’autonomie et le travail en mode projet dans des équipes pluridisciplinaires, Poult, qui était en très mauvaise posture, a réussi entre 2007 et 2010 à multiplier par deux son résultat. En outre, l’augmentation de l’autonomie ayant une conséquence directe sur l’augmentation du bien-être au travail, le taux d’absentéisme a ainsi baissé de 60% sur la période.   Libérer la créativité grâce au digital : les outils collaboratifs   Créatif, chacun l’est, mais ne sait pas forcément s’en rendre compte ni comment faire pour mettre en pratique ses idées. Dans l’entreprise, identifier les idées et les faire remonter est donc un enjeu de taille, tout comme...